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informatix
Faucheurs

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MessagePosté le: Jeu 6 Mai 2010 - 02:29    Sujet du message: Du RP Répondre en citant

Bonjour,

Je vous propose un RP produit par Ahyana B. Tijgerin, Iaorana, Informatix, Kaphrê, Mangaria, Waylander (Dans l'ordre alphabétique)

Il est encore en cours de construction mais j'éditerais ce message de temps en temps. Il se passe principalement dans l'auberge du cheval boiteux.


Auberge du cheval boiteux

Informatix

Le seigneur Informatix fit son entrée dans la taverne, encore vide de clients à cette heure bien matinale. Devant ce temps pluvieux, il choisit une table à coté de la cheminée, et s'assit sur une chaise de manière à pouvoir contempler les flammes danser. La serveuse s'approche de lui :

- Désirez-vous boire ou manger quelque chose?
- Je prendrais bien une cervoise pour commencer.
- Je vous amène ça tout de suite.

Elle partit chercher la cervoise au comptoir, que le tavernier préparait.

- Voila pour vous. ça fera 2 pièces de cuivre
- Tenez pour vous
- Merci

Puis, elle repartit au comptoir, et Informatix reprit sa contemplation du feu en attendant d'autres personnes.

Voyant personne arriver, Informatix appela le tavernier :

- Dites, c'est toujours aussi calme ici?
- Ben, depuis que j'ai changé le nom de l'auberge, les gens n'osent plus rentrer.
- Et pourquoi ne pas le rechanger ?
- Ben, j'ai perdu l'ancien écriteau, et la guilde des noms d'auberge refuse que je rechange son nom avant deux cycles.
- Bon, je resterais seul un moment alors

Et il repartit s'asseoir



Waylander

Vêtu de sa longue cape noir
la capuche rabattue lui cachant le visage, le seigneur Waylander entre dans l'établissement.
Il ne vis qu'une seul personne dans la salle...


-Et bien l'ami puis je m'assoir un instant et partager une bonne chopine en votre compagnie. Est-ce normal qu'il n'y ai personne en ces lieux ??

Regarde la serveuse , dans sa petite robe au tissus léger,  qui s'approche pour prendre sa commande..

- Que prendrez vous messire ?
- Humm si gentiment demandé ... (avec un grand sourire) Je prendrai bien un grand bol d'infusion en cette heure matinal pour me réchauffer
et si il était possible d'avoir quelque chose à manger avec, du pain et du miel, ce serait le bonheur en plus de votre charmant sourire.....
- Messire joue les flatteurs

Non sans une petite bourrade elle reparti en cuisine posé la commande au cuisinier...



Informatix

- Bonjour cher ami, prenez place je vous en pris, le feu vous feras un bien fou. Mais permettez moi de me présenter : seigneur Informatix. Et vous, dites moi votre nom que l'on puisse trinquer à notre rencontre.



Waylander

Prend la chaise en face du seigneur Informatix

- On m'appelle ici Waylander messire.

Tendant la main vers son hôte

- Je cherchais un lieu accueillant et me voilà servi. Et avec cette pluie de feu me fait le plus grand bien..



Informatix

- Très bien, faisons connaissance. D'où venez vous seigneur? Et que faites vous par ici?



Kaphrê

La porte de la taverne s'ouvrit d'un coup laissant entrer dans la pièce le froid humide de l'extérieur poussé par une bourrasque de l'orage qui sévissait et qui éteignit la moitié des torches, la fréquence des éclairs faisait que l'on y voyait presque comme en plein jour.
Aussi soudainement qu'elle s'était ouverte, la porte s'était refermée.
La silhouette sombre d'un homme occupait tout l'espace devant l'entée. L'homme une large cape de velours sur les épaules portait une armure de jais aux motifs extrêmement complexe parcourue de minuscules éclairs bleutés. L'homme ôta un heaume ouvert tout aussi ouvragé que l'armure révélant un visage d'albâtre sans âge encadré d'une longue chevelure blanc nacré. Lentement en sans un mot il balaya la pièce du regard, ayant fait le tour de la pièce son regard revient s'arrêter sur les deux guerriers présent prés du feu, à ce moment ceux-ci purent voir les yeux totalement rouges, les flammes de la cheminées reflétées dans ses yeux semblaient émanées du fond de ceux ci.
L'homme s'avança vers les deux guerriers, arrivé à deux pas , il inclina légèrement la tête avec une esquisse de sourire, malgré l'orage l'homme semblait sec nulle goutte ne tombait de sa vêture, il lança entre eux sur le sol un sac de toile ensanglanté de deux mains de haut portant un motif brodé en fils d'or et d'argent , puis en trois longue enjambées il était ressorti sans un mot.
Le silence qui s'ensuivit sembla durer une éternité, l'orage lui-même c'était tu . . .



Dans la rue

Iaorana

Iaorana qui comme à son habitude aimait à déambuler dans les rues, profitait du silence et de la nuit qui l'enveloppaient. Seul le tonnerre venait rompre par instant la quiétude de cette nuit.  Les éclairs de l'orage zébraient le ciel. Ses cheveux dénoués lui giflaient le visage. La pluie s'infiltrait dans ses vêtements, la glaçant jusqu'aux os. Étrange atmosphère que cette nuit. D'une main, elle tentait en vain de chasser les mèches mouillées qui lui barraient le visage ruisselant, lorsqu'au loin elle crut distinguer une silhouette. Au même moment tout autour d'elle sembla se figer. Les éléments eux-mêmes paraissaient avoir été domptés par une force inconnue. La jeune femme resta là figée, paralysée d'effroi. Son regard ne pouvait se détacher de cette silhouette, elle était comme hypnotisée. Elle parvint avec peine à déglutir. Elle se contraignit à avancer, cherchant au fond d'elle la force, l'impulsion nécessaire pour arpenter cette rue pourtant familière. Elle tentait vaille que vaille de vaincre cette angoisse qui la vrillait. Rejoindre coûte que coûte la taverne et sa chaleur. La silhouette se faisait au fur et à mesure de ses pas plus précise. A quelques enjambées de l'inconnu, elle s'arrêta brusquement devant lui. La gorge nouée, elle attendit. Elle se sentait comme dépossédée d'elle-même, vulnérable... Tremblante emmitouflée dans sa cape, elle glissa sa main gauche sur le pommeau de sa dague. Ses doigts se crispèrent malgré elle sur ce dernier, ses sens en alerte...



Auberge du cheval boiteux

Waylander

- Eh bien messire Informatix, ce que je fais ici est ce que je fais depuis longtemps. J'ai ainsi pris la route... J'offre mes services pour gagner un ma vie. Je cherche d'où je viens. Il semblerait que ma mémoire me fait défaut...
Mais assez parler de moi. Buvons messire...

... regarde le seigneur assis en face de lui d'un aire interrogateur jetant un œil au sac que venais de jeter au sol le curieux inconnu
et le regarde sortir sans un mot...



Dans la rue

Ahyana B. Tijgerin


Ahyana sortie de son laboratoire où elle avait œuvré à élaborer de nouvelles potions, et s'engagea dans la rue qui menait à l' Auberge du Cheval Boiteux, l'orage qui avait commencé en fin de journée était maintenant au dessus de la ville et semblait vouloir y rester, la pluie redoubla d'intensité, la foudre s'abattit plusieurs fois à quelques instant d'intervalle dans les faubourgs de la cité, Ahyana baissa la tête, maintint la capuche de son manteau et pressa le pas.
Elle allongea encore plus le pas, courant presque sur les pavés détrempés de la rue. Elle n'était plus très loin maintenant, elle voyait la-bas l'enseigne de l'auberge se balancer violemment dans les rafales de vent. C'est à cet instant qu'elle le vit sortie de l'auberge, elle eut reconnu cette silhouette entre mille, IL était en ville, que venait-il faire ici ? Elle voulu le héler mais déjà il tournait dans la grande rue qui mène au palais. Elle continua d'avancer vers la chaleur de l'auberge, tout en songeant à ce qu'était venir faire en ville Kaphrê son mentor, et que visiblement il était venu sans aucune intention de venir la voir elle ! Elle en fut vexée, soudain l'air se mis à vibrer, elle eut l' impression que le temps s'arrêtait elle connaissait cette sensation. Chaque fois qu'enfant elle faisait une bêtise qu'IL se fâchait cela provoquait cette distorsion particulière de l'air autour de lui, que pouvait il se passer de l'autre côté dans la grande rue ? C'est en tremblant qu'elle poussa la porte de l'auberge.



Auberge du cheval boiteux

Informatix

Informatix écouta Waylander expliquer qu’il était amnésique. Mais avant qu’il ne puisse trinquer avec lui, un étranger entra dans la taverne. Sans un mot. Nimbé d’une aura de terreur.
Informatix, pourtant habitué aux grandes entrées terrifiantes, en resta sans voix. Il laissa l’inconnu les saluer, jeter son sac à terre, et repartir.
Le temps semblait filer. Se réveillant soudain, Informatix salua l’étranger avec un vrai temps de retard. Puis il regarda Waylander, celui-ci ne semblait pas savoir comment réagir.
Informatix lui demanda :


- Connaissez-vous cet étrange personnage ?
- …

Un temps

- A votre avis, à qui voulais-t-il l’offrir ?
- …

Toujours pas de réponse



Alors Informatix se leva, et se dirigea vers le sac. Mais avant qu’il ne puisse discerner le motif, la porte de l’auberge s’ouvrit à nouveau. Craignant que se ne soit notre mystérieux inconnu qui soit de retour, il tourna la tête vers la porte. Il ne put voir qu’une silhouette encapuchonnée au milieu des éclairs de la nuit noire. Mais qui se cache donc sous cette capuche ?



Ahyana B. Tijgerin

Ahyana sentit la chaleur de l'auberge avant de réaliser qu'elle était entrée machinalement, elle secoua la tête comme pour se réveiller, puis dans un même mouvement elle pivota pour fermer la porte et baisser sa capuche, elle fini le tour complet sur elle même en secouant sa longue chevelure ruisselante malgré le long manteau à capuche qui l'avait protégée des trombes d'eau de l'orage.
Elle avança de quelque pas dans la salle, pénétra d'un demi pas dans le demi cercle de lumière du feu de la cheminée et s'arrêta, puis regardant dans la direction des deux hommes présents sans préambules ni les saluer demanda d'une voix qu'elle eu voulu plus assurée :

- Que voulait - il ?

Ahyana capta le discret regard des deux hommes vers un sac de toile qui gisait entre eux. Sans savoir pourquoi elle poussa un petit soupir de soulagement, personne ne semblait blessé ou pire. Sans un mot elle parcouru à petit pas la distance qui la séparait du sac de toile, laissant derrière elle une trainée humide émaillée de petites flaques.
Quand l'objet fut à ses pieds elle l'observa longuement, étudiant chaque détail, la toile d'un blanc laiteux était d'un tissage fin à l'aspect presque soyeux, le sang qui suintait par le dessous commençait a se coaguler sur les dalles polies du sol, une cordelette de soie carmin maintenait le sac fermé, un écu brodé en fils d'or et d'agent ornait le côté du sac, elle ne connaissait la famille à laquelle il appartenait, il lui faudra certainement faire de longue recherche à la bibliothèque du palais pour l'identifier. Finalement elle se baissa, et tira du bout des doigt sur la cordelette pour libérer ce qui était dans le sac. Dès qu'elle eu ôté le nœud le sac s'affaissa de part et d'autre de son contenu, laissant apparaitre une tête et une main coupées. La tête était celle d'un homme brun au cheveux raides coupés court, les yeux avait été crevés à l'aide de clous d'argent à tête de saphir, de l'or en fusion avait été versé dans la bouche de l'homme vivant, puis de l'argent avait été coulée dans ses oreilles et ses narines. Elle entendit quelqu'un s'exclamer "Quel horreur !" , elle n'y prêta aucune attention, car déjà elle s'intéressait à la main, une main droite aux ongles soignées de patricien, à l'annulaire une bague en orichalque ornée d'un blason différent de celui brodé sur le coté du sac.
Elle se releva lentement, se détourna sans aucun regard pour le sac et son morbide contenu puis s'approcha du feu pour faire sécher ses vêtements.
Tout en chantonnant doucement une comptine elle se mit à observer la danse des flammes dans la cheminées.


Informatix


Informatix vit la silhouette entrer dans la taverne. Une femme ! Info, tu es en train d’avoir peur d’une simple femme. Ressaisis-toi nom d’un chien. Tu as déjà vécu des situations beaucoup plus périlleuses.Puis il vit la femme examiner le sac, et l’ouvrir d’un geste souple, laissant apparaître une main et une tête coupée. Un vrai travail de pro. L’une comme l’autre ont été coupées nettes, sans bavures. Et vu la façon dont le sang coagule, la victime devait être encore en vie quand on les lui a retirés. Mais qu’avait-elle fait pour mériter ça ?
Et à qui s’adressait ce cadeau sanglant ? A Waylander ? Pour lui rappeler son passé sinistre, des actes cruels qu’il aurait commis ? Cela pourrait expliquer son amnésie. A moins que celle-ci ne soit jouée pour cacher une histoire plus obscure ? Pourtant, l’étranger n’a pas semblé viser Waylander : le sac est tombé entre lui et Informatix. Peut-être s’adressait-il au seigneur lui-même. Serait-il au courant de ses activités nocturnes ? Ou peut-être que Nuit essayait de le mettre à l’épreuve. Cela fait en effet un moment qu’il n’a pas reçu sa visite. Mais pourquoi une tête ? Et surtout une UNIQUE main ? Cela n’était pas son mode opératoire à lui, et jamais il n’avait torturé une cible. Il fauche les vies pour leurs offrir une nouvelle vie, pas pour les mutiler. Il faudrait qu’il voit si Nuit de décide à le visiter ce soir, sinon une visite au temple s’annonce nécessaire pour éclaircir ce point, et discuter avec les autres Faucheurs. Pour l’instant, la meilleure chose à faire est d’en apprendre plus ici.

Il se reconcentra sur ses compagnons et vit la jeune femme reposer la main, elle semblait avoir examiné le bijou, puis aller près du feu et commencer à chantonner. Pour une fille qui venait de voir une main et une tête coupée, elle ne semblait pas trop horrifiée. Waylander était indéchiffrable. Il se rapprocha du sac pour examiner de plus près ce blason, mais il n’avait aucune idée à qui il appartenait. Cependant, il le mémorisa pour voir si un autre de ses compagnons de guilde serait capable de l’identifier. Il se releva, et alla voir la dernière venue. Il décida d’engager la conversation.

- Bonjour Madame, vous devriez prendre une chaise. Après de tels événements, vous asseoir vous fera du bien. Et puis, vous boirez bien quelque chose.

Puis, montrant le sac, sur le ton de la plaisanterie :

- C’était un ami à vous ? 



Kaphrê

Kaphrê était songeur, cette mission commençait trop bien, il n'aimait pas cela, le fait que sa filleule fréquentait la même auberge que les 2 assassins rendait les chose trop facile, non décidément il n'aimait pas cela. Et cette pluie qui n'en finissait pas, cela perturbait tant ses sens qu'il faillit ne pas voir à temps la jeune femme qui remontait la rue, une humaine qui a Le Pouvoir ! Aussitôt il lança une onde de stase partielle enveloppant tout dans un rayon de 100 pieds, tout ce qui se trouvait dans cette zone fut aussitôt placer sur un plan d'espace temps subtilement différent, il sentit la peur envahir la jeune femme preuve s'il en était qu'elle avait perçu les effets de la stase et qu'elle était nanti du Pouvoir, il ralenti le pas et l'observa.
Belle pour une humaine les long cheveux mouillés plaqués sur son visage lui donnait un faux air de chien battu et de vulnérabilité, aussitôt démenti par une observation plus poussée, la volonté qui émanait d'elle était presque palpable, il aurait du s'en réjouir mais cela ne fit que renforcer sa perplexité, décidément il n'aimait pas la tournure que prenait sa mission, qui du Chaos ou de la Loi lui facilitait ainsi les choses, tout cela sentait le piège, beaucoup trop.
Arrivé à quelque pas l'un de l'autre la jeune femme s'arrêta, il fit de même. Il faillit sourire en voyant le geste de la jeune femme.



- Donnes moi ta main . . . gauche !
- ?
- quel est ton nom ?

Il explora très doucement l'esprit de la jeune femme

- ...

Il sourit

- Donnes moi ta main gauche Iaorana !!!

Sous la surprise d'entendre cet étranger l'appeler par son nom la jeune femme lui tendit la main, il posa aussitôt dans celle-ci un médaillon

- Portes ce médaillon constamment sur toi Iaorana, il te sera utile à un moment vital. Tu es une Elue, n'oublie jamais cela Iaorana, tu es une Elue et tu as un destin et une mission a accomplir !

La jeune femme regardait interloquée le médaillon dans sa main, le motif en bas-relief qui l'ornait lui était familier mais elle n'arrivait pas à se rappeler où elle l'avait vu. Kaphrê recula et fit quelque pas dans une ruelle adjacente, à cet instant précis l'orage repris, la foudre s'abattit à l'endroit précis où il se tenait.
Un grand nuage de vapeur dense se dissipait lentement malgré le vent



Ahyana B. Tijgerin

Ahyana tendit les mains vers les flammes pour les réchauffer


- Non ! Mais qui qu'il soit sa mort à été douce . . . J'ai surtout besoin de me sécher, mais je boirais volontiers quelque chose, merci monsieur . . . monsieur ? . . . monsieur comment avez vous dit ?



Waylander

Waylander resta assis sans bouger ni rien dire....
cet homme apparu comme un spectre serait il surgit de son passé oublié ??
Il restait dans l'air comme une curieuse sensation.... elle ne lui est pas inconnu.
Mais que lui voulait il ? ou es ce un message pour messire Informatix ...
et cette femme près de la cheminée qui semble le connaître
"peut être devrais je l'interroger ?"

fixe son regard plein d'interrogation sur celle que le sieur Informatix à rejoint.


Dans la rue

Iaorana:

Les yeux  scrutant le médaillon, Iao referma la main en sursautant au bruit de la foudre.  Lorsqu'elle releva la tête en direction de l'homme à la haute stature, il avait disparu. A sa place, dans la petite ruelle qu'il avait empruntée, il n'y avait plus que des volutes de fumée, vers lesquelles elle tendit là main, comme pour le retenir. Elle se mit alors à psalmodier involontairement en une langue inconnue : un mélange de grec, de dialecte tibétain mêlés de vocables quechua. Et dans un souffle elle finit ainsi :

-... hanarpatcha Kaphrê!

Comme au ralenti, le médaillon faillit tomber, elle eut tout juste le temps de refermer ses doigts sur la chainette. Tout tourbillonnait autour d'elle, et ses jambes ne la portaient plus. Elle fit quelques pas vers le mur d'une maison mitoyenne et s'y adossa. Le souffle court, le coeur battant, elle n'avait aucune idée du prodige auquel elle venait de participer. Sa voix douce passa du silence à un murmure comme si elle eût honte de proférer les mots qui venaient sur ses lèvres :

- Était ce réel? Ai-je rêvé? Suis-je en train de perdre la raison?... Qui es-tu? D'où viens tu? Comment connais-tu mon nom? Quelle mission? Pourquoi?...

Un air de perplexité passionnée gravé sur ses traits, elle mit le médaillon à la hauteur de ses yeux, des armoiries couronnées du Signe de la Vie et d'un saphir. Elle luttait pour se remémorer quelque chose sans y parvenir.

- Dois je lui faire confiance? Pourquoi ai je cette terrible sensation de le connaitre?...  De qui ou de quoi cherche-t-il à me protéger?...

Tant de questions sans réponse lui venaient à l'esprit... Elle se résolut à attacher le médaillon autour de son cou, et c'est alors qu'une vague de chaleur l'envahit, l'irradiant des pieds à la tête. Elle détourna le regard vers l'auberge et vit la lumière à travers la fenêtre. Retrouver la chaleur de l'âtre, y rencontrer une présence humaine, voila tout ce que pour l'heure elle souhaitait. La pluie et l'orage faisaient de nouveau rage, elle se mit en marche et y entra livide. Refermant la porte derrière elle, elle croisa son reflet dans un miroir. Elle eut du mal tout d'abord à se reconnaitre tant elle était pale, mais elle fut plus surprise encore lorsqu'elle vit une fine et longue mèche blanche orner sa chevelure d'ébène. L'esprit légèrement égaré, elle se tourna vers l'assemblée qu'elle n'avait pas encore remarquée et tentant de reprendre bonne contenance, elle inspira et d'une voix blanche à peine audible lança un :

- Bonsoir!

Elle restait là debout, grelottante à deux doigts de défaillir, ses vêtements détrempaient sur le sol...



Auberge du cheval boiteux

Waylander

Au son de le voix de dame Ahyana-Tijgerin, il sortit de son mutisme pour bredouiller un simple "non madame".
Puis se repris:

- mais il semblerait que vous en sachiez bien plus que nous sur l'homme qui est passé
et sur la signification du contenu de se sac...

Après un petit moment de réflexion

- mais ces armoiries ne me semblent pas étrangères mais je serait bien en peine de vous dire à qui elles appartiennent....

Interromps sa discutions en entendant la porte de l'auberge s'ouvrir, et vis entrée une bien étrange femme d'une extrême pâleur mais ses traits et ses cheveux d'ébènes semblais faire résonner de lointaines choses au fond de lui...
La voyant greloté de froid et toute humide, il se leva en direction de la femme, enroula son lourd manteau de laine autour d'elle et dû l'aider pour s'approcher de la cheminée.


- venez dame profiter de la chaleur du foyer... Vous devriez vous sécher par ce temps vous risquer d'attraper la mort.... Vous sembler bien épuisée voulez vous que je vous fasse venir de quoi vous allonger un moment auprès du feu ?



Informatix


Pendant qu'Ahyana-Tijgerin se renseignait sur ce fameux blason, Informatix le revit dans sa tête, un magnifique blason : sur fond blanc, une tour noir entouré de deux lions ailés, l'un d'or, l'autre d'argent. Au dessus de cette tour, se tenait un casque militaire en or rouge avec une houppette bleue, capable de protéger entièrement le visage. Enfin, en dessous d’un blason, la devise de la famille sans doute : Omne ignotum pro terribili. Ce qui veut dire Tout danger inconnu est terrible. L'homme inconnu semble vouloir pousser le suspens jusqu'au bout.
Un bruit attira son attention. La porte de l'auberge s'ouvrit à nouveau. Finalement, du monde allait être présent dans la taverne ce soir. Il reconnu la nouvelle venue, enfin un visage familier. Mais Iao, d'habitude si pétillante ne semblait pas dans son assiette ce soir là. Elle était blanche comme un linge, et semblait avoir rencontré un fantôme. Mais que se passait-il ce soir ? Fichue nuit. Et quelle serait le prochain drame ? Un cataclysme ? La fin du monde ? Non de non, il fallait réagir. Trouver ce qui se tramait, et vite.
Il revint de nouveau sur ce qui se passait dans la taverne, prêt à accueillir dame Iaorana comme il se devait, mais sieur Waylander s'en occupait déjà. Il repensa alors aux questions de dame Ahyana-Tijgerin, et décida d’y répondre. Il  prit deux verres sur le plateau, et en donna un à Ahyanna.

- Pour le blason, il ne me dit rien du tout, mais j’ai des amis qui pourront peut-être m’aider à l’identifier. A moins que messire Waylander est une idée soudaine.
Mais vous souhaitez réellement mutiler cette tête ? Vous croyez qu’il n’a pas déjà assez souffert comme ça ? En tout cas, ne comptez sur moi pour vous aider, il existe des moyens moins destructeurs, pour savoir ce que contient ce corps, avec l’aide d’un mage. Mais je suis sur que le tavernier se fera un plaisir de vous aider. Allons donc lui demander de l’aide. Et au passage, vous pourriez nous en apprendre plus sur ce mystérieux personnage. Peut-être que ça, ça sera réellement utile.

Sur ce, il regarda de nouveau vers l’entrée pour voir comment messire Waylander s’en sortait avec cette chère Iaorana.



Waylander

Tout en approchant près de ce foyer de chaleur, il senti la jeune femme s'affaiblir et ne pouvant plus se porter sur ses jambes la pris dans ses bras pour la porté jusqu'au pied de la grande cheminé. Il hurla qu'on lui apporte des couvertures,rapidement. La femme dans ses bras grelotait, une servante arrivais avec un tas de couverture.

- Faite vite jeune fille posez en une à terre contre la cheminée

La jeune servante s'exécuta prestement. Waylander y déposa son inconnu. Il senti ses vêtements complètement détrempés par la pluie. Avec des vêtement dans cet état elle ne pourra pas se réchauffer pensât il. Il entrepris de lui ôter . Une fois nue la vision de ce corps si gracieux et sensuel troubla le guerrier au plus profond de lui. Il ferma les yeux un instant comme pour graver cette image dans sa mémoire et se ressaisie rapidement, attrape un couverture de laine pour en couvrir la femme. Il la tient serrer contre lui pour lui donner un peu de sa chaleur aussi cette situation ne fit qu'ajouter à son trouble.



Ahyana B. Tijgerin

Ahyana tourna la tête quand la porte s'ouvrit, elle voyant que c'était Iaorana qui entrait , elle ne prêta pas d'attention particulières à l'événement, prit le verre que lui tendait Informatix, elle en but la moitié d'un trait, et attendit près du feu que son amie la rejoigne. Toute à ses pensés elle ne réalisa que quelque chose était arrivé à Iaorana que quand elle entendit la voix puissante de sir Wailander et qu'ayant regardé dans sa direction le vit avec la jeune femme dans les bras.
Elle s'écarta pour que l'homme puisse déposer Iaorana devant la cheminée. La servante ayant étalé une épaisse couverture de laine sur les dalles du sol, pendant que Waylander ôtait ses vêtements mouillés à la jeune femme, Ahyana ayant vu que son amie quoiqu'il lui soit arrivée était en état de choc, sortit de son escarcelle un sachet d'herbe qu'elle tendit à la servante demandant à cette dernière de faire préparer avec une décoction calmante.
C'est alors qu'elle vit le médaillon au cou de la jeune femme juste avant que l'on ne l'enveloppa dans une couverture, si le motif en était différent la forme particulière de ce médaillon était la même que celle de celui qu'elle portait. Elle revit la scène vécue quinze ans auparavant comme si elle avait eu lieu hier du moment où elle avait reçu le médaillon des mains de son parrain hélas le douloureux souvenir de ce qui c'était passé juste après lui revint également:

Ahyana jouait avec les autres enfants du palais, enfants de la noblesse et de serviteurs mélangés tout comme ils l'étaient dans les salles de cours, dans l'immense parc entourant le palais de Shashpilamat, "les liens d'amitié que tu tisseras ici dureront toute ta vie lui disait son père si tu sais partager équitablement ton attention et ton temps entre chacun d'entre eux." Mais pour le moment elle n'était pas Ahyâana Bhalaphean Teejgoërin Tukushapal ur'Mzuleft héritière vvardenfellienne de Shashpilamat mais Abby la pirate qui accompagnée de ses fidèles lieutenants s'apprêtait à conquérir l'Ile du Buis.

- Ahyâana ? Ahyâana ? Ma princesse où êtes vous ? Ahyâana ? Aerfilyn son vieux précepteur altmer qui avait également instruit son père remontait l'allée principale du parc en l'appelant.

- Ah non ! Elle fis signe à ses camarades de jeux de se cacher dans le labyrinthe de buis millénaires qui était tour à tour ile, forteresse, bateau et bien d'autres choses au grès de la fantaisie des enfants .

- Ahyâana où êtes vous ? Le vieil homme à l'imposante stature passa devant l'entré du labyrinthe

Les enfants eurent du mal à ne pas glousser de voir Aerfilyn continuer son chemin sans les voir, il attendirent quelques instant et en file indienne il entreprirent de quitter leur cachette avec l'intention d'aller à l'autre extrémité du parc.

- Ahyâana ! Votre père vous attend dans la petite bibliothèque ! Tout de suite ! Allez !

Le précepteur était arrivé silencieusement dans leur dos, il se tenait là un sourire aux lèvres les mains dans le dos.
Il semblerait que vous ne connaissiez pas encore tous les secrets du labyrinthe. Ahyana j'ai joué ici dans mon enfance avec votre grand-mère, ma soeur ! Je pourrais peut être vous révéler à tous quelque secret du labyrinthe ! Mais vous Ahyâana, allez rejoindre votre père dans la petite bibliothèque, il vous y attend avec . . . votre parrain ! allez ! Kaphrê était au palais et on ne lui disait que maintenant, elle partit aussitôt en courant vers le palais

Quand elle arriva devant la porte de la bibliothèque, elle était à bout de souffle et fit signe aux gardes devant la porte qu'elle désirait reprendre son souffle avant d'enter. Elle appliqua la technique de respiration qu'on lui avait enseignée, et qu'elle aurait du utiliser durant sa couse et non ici devant la porte, elle en eut presque honte. Ayant recouvré son souffle elle fit à nouveau signe aux gardes qui lui ouvrirent les portes et la regardèrent passer devant eux avec un sourire amusé, elle se redressa et c'est la tête haute et d'une démarche qu'elle voulait altière qu'elle entra dans la pièce. Les portes se refermèrent derrière elle avec un bruit sourd, elle réalisa alors que tout à sa joie et dans sa hâte elle n'avait même pas pensé à soigner sa présentation, qu'elle était toute dépeignée les cheveux plein de brindilles et de feuilles, le visage poussiéreux les vêtements, qui plus est de garçon, tachés. Elle aurait volontiers fait demi tour mais le bruit qu'avait fait les portes en se refermant avait informer son père son arrivée.


- Ahyâana, ma fille, venez saluer votre parrain !

Quand les deux hommes la virent ils eurent un large sourire mais ne firent aucun commentaire sur sa tenue, ce dont elle leur fut reconnaissante. Elle s'arrêta et fit une révérence toute protocolaire, puis voyant que ni son père ni Kaphrê n'avait perdu leur sourire bien au contraire elle s'élança et sauta dans les bras de ce dernier.

- J'ai un cadeau pour toi ma petite Ahyâa. Évidemment qu'il avait un cadeau , il avait toujours un cadeau pour elle quand il venait voir son père ici à Shashpilamat
- Ouuui ! qu'est ce que c'est ? Ces cadeaux étaient toujours magnifiques, elle avait hâte de voir ce que c'était.

Il la déposa sur le sol et sorti des plis de sa tunique une bourse en cuir vermillon.

- Tiens Ahyâa ! Elle pris la bourse et en sorti un médaillon Portes ce médaillon constamment sur toi Ahyâa, il n'a pas de pouvoir spécifique si ce n'est d'être un révélateur et un amplificateur de tes propres pouvoirs. Dès que tu auras la révélation d'un pouvoir, nous verrons à quel guide il conviendra de te confier pour améliorer ce pouvoir.

Il lui sourit et lui fit un signe d'encouragement puis les deux adultes reprirent leurs conversations.

Elle sortit de la bibliothèque en passant par le bureau de son père qui communiquait avec les appartements privés, elle avait hâte de pouvoir examiner le pendentif dans l'intimité de sa chambre.
Quand elle y fut elle se jeta sur le lit, s'allongea sur le ventre et entrepris de regarder le médaillon, mais elle pensait plus à ce pouvoir qu'elle était censée détenir et laissa son imagination vagabonder. Elle eu un impression étrange dut au silence qui c'était fait soudainement, elle regarda par la es fenêtre et vit un oiseau immobile dans les airs ailes déployés, était-ce cela son pouvoir, arrêter le temps ? Elle se concentra sur l'oiseau, durant un très court instant tout devint flou, l'oiseau reprit son vol, elle se concentra sur les nuages et cette encore tout devint immobile. Elle se mit à rire, c'était un pouvoir très amusant ! Elle recommença encore mais cette fois ci elle était entouré d'une brume bleutée quand elle essaya de revenir à la normale la brume ne disparut pas mais devint rougeâtre, elle fronça les sourcil mi-amusée mi-contrariée, l'essai suivant la brume devint violette, puis ensuite verte, enfin elle réussit, le ciel était bleu et . . . une sensation de mal être l'envahit . . . l'inclinaison du sol était bizarre . . . certaines vitres des fenêtres étaient cassées celles qui ne l'étaient pas était sales, et deux des fenêtres étaient dégondées . . . elle descendit du lit, ses pieds s'enfoncèrent dans une épaisses couche de poussière . . . aucun des bruits qui lui étaient familiers ne lui parvenaient . . . l'angoisse qu'elle sentait monter en elle la fit instinctivement réagir, elle avança jusqu'aux fenêtres, le sol était encore plus incliné qu'il ne lui avait paru au premier abord . . . la vision du parc et du palais qui s'offrit à sa vue la fit hurler . . . le bel agencement du parc avait céder la place à une forêt primitive, le palais n'était que ruines disparaissant sous la végétation, seul l'étage de ses appartements semblait en partie intacte, la chambre elle même était posée sur un tas de ruines . . . elle s'assit sur le sol le dos appuyé au mur sous la fenêtre et se mit à sangloter . . . la nuit tomba sans qu'elle eut cessée . . . épuisée elle finie par s'endormir en étreignant le médaillon . . .

- Ahyâana ? . . . ho oh Ahyâana ? . . .

- Dame Ahyana ?

- ...

- Dame Ahyana ?

- Mmmm ?

- Voici la tisane préparée pour Dame Iaorana. La serveuse se tenait près d'elle un gobelet fumant à la main.

- Ah ? euh oui, posez ça ici, sur la table, Iao c'est endormie, inutile de la réveiller. Le sommeil de Iaorana semblait agité mais elle ne voulait pas la réveiller la tisane et les questions attendront se dit-elle.

Elle réalisa qu'elle tenait toujours la tête coupée à la main, c'est encore troublée par les souvenirs douloureux qu'elle se dirigea vers la cuisine.



Mangaria

Mangaria galopait à travers la forêt depuis plusieurs heures déjà... elle devait fuir, fuir le plus loin possible! Le danger était beaucoup trop grand... elle ne pouvait pas se défendre seule cette fois ci. Il lui fallait trouver de l'aide.
Une panthère des neiges galopait à ses côtés, tournant parfois la tête vers la jeune femme.

Plus vite Hermes, plus vite... murmura t'elle à l'oreille du cheval blanc.

Enfin ils atteignirent l'orée de la forêt. Hermes s'arrêta. Au loin la jeune femme aperçut une ville.

Manga nous devons faire une halte dans cette ville! Il serait inutile de continuer dans notre état. Il faut que nous nous reposions et que nous reprenions des forces! miaula la panthère à la jeune femme.

Je suis d'accord avec Kama hennit Hermes, ce n'est pas toi qui galope depuis 6h ma belle. Je crois qu'un peu de repos nous fera le plus grand bien!

Mangaria soupira et regarda nerveusement derrière elle. A ce moment elle sentit une goutte d'eau s'écraser sur sa joue.

Vous avez raison, nous allons faire une pause... d'autant plus qu'il va bientôt pleuvoir et une tempête approche je le sens... dit elle en levant la tête.

La pluie!!! Je déteste la pluie! feula le félin.

Quand les compagnons entrèrent dans la ville, ils étaient trempés et le tonnerre commençait à zébrer le ciel.

Manga je vois une auberge là bas! miaula Kamatsu

Alors allons y! Et n'oubliez pas qu'en public je ne peux pas vous parler! On ne doit rien savoir de mes dons pour le moment! Et une jeune femme parlant aux animaux attirerait beaucoup trop l'attention... répondit Mangaria

La jeune femme descendit d'Hermes et le confia à un palefrenier qui attendait à l'entrée de l'écurie.

Je vais m'occuper de votre monture demoiselle! lui dit le palefrenier, Allez donc vous réchauffer à l'intérieur de l'auberge!

La jeune femme ne se fit pas prier et se dirigea vers la porte d'entrée. Elle l'ouvrit et Kamatsu impatient s'engouffra dans l'ouverture. Elle entra à son tour la tête baissée et s'assit à la table la plus loin du petit groupe déjà présent. Elle tapota nerveusement ses doigts sur la table en réfléchissant.

Que puis-je vous servir? lui demanda l'aubergiste

Mangaria sursauta ne l'ayant pas senti approcher. Se ressaisissant elle répondit calmement:

De l'eau chaude, du miel et du pain pour moi et un bol de lait et un morceau de viande pour mon compagnon je vous pries.

Elle sortit de sous sa cape un sachet remplit d'herbes. L'aubergiste regarda le gros félin soupçonneux.

Il va se tenir tranquille n'est pas? demanda t'il en arquant un sourcil

Évidemment répondit calmement la jeune femme, je m'en porte garante.

L'aubergiste poussa un soupir et se retourna en grommelant des paroles incompréhensibles. Kamatsu le regarda s'éloigner et posa sa tête entre ses deux pattes avant.



Entre deux mondes

Iaorana

Iaorana eut juste le temps de se sentir soulevée du sol, lorsqu'elle perdit connaissance... Dans une semi-conscience, elle entendait les aboiements des "limiers de la mort". Des ordres furent donnés, des pas montèrent les escaliers... On lui ôta ses vêtements, et elle sentit la chaleur d'un corps.

De nouveau, il lui parut entendre les limiers... Elle se réveilla soudain au grand jour. Elle avait l'esprit net, la fièvre l'avait en apparence quittée et elle tentait de se remémorer tous les évènements : la promenade dans la nuit, la tempête, l'orage, l'homme... la taverne... Elle regarda autour d'elle sans comprendre, se redressant d'un bond :

- Où suis-je ? Aurais-je trop vu? Aurais-je trop entendu? Et cet homme, qui devine ce que je sais... Mais où suis je?

Elle se trouvait dans une chambre, creusée dans la roche, au mobilier sobre : un lit et un siege grossier près de celui ci. La pièce était éclairée par les rayons du soleil qui brillaient dans un ciel transparent. Ses rayons immuables tombaient sur le lit. Elle avait conscience d'une présence, sans que pour autant personne ne se trouve dans la pièce à part elle. Elle croyait entendre les mouvements du coeur de cette présence. La jeune femme se mit alors à parler :

- Te souviens-tu de moi? Nous nous sommes rencontrés... dans un rêve... je crois

Il lui était de plus en plus difficile de distinguer le songe de la réalité, et pourtant quelque chose lui disait que tout cela était aussi réel que sa présence en taverne... Après un long silence, le corps tendu vers on ne savait quoi, attirée par une force irrésistible, elle reprit :

- Je te pressens sans te connaitre... Si les âmes humaines sont strictement limitées en nombre et deviennent les occupantes d'une infinie succession de corps physiques dont elles changent de temps à autre comme nous jetons nos vêtements usés, pourquoi ne t'aurais-je pas déjà connu?...

C'est alors que la lumière se fit en elle. Qui sait si cet homme dans la rue, et ce Kaphrê dont elle avait prononçé le nom, sans le connaitre et cette présence qu'elle ressentait n'étaient pas le même. Il fallait qu'elle apprenne la vérité mais comment?

- Dis moi, apprends moi tout ce que je ne sais pas... Montre moi ton monde... Explique moi où je suis et pourquoi il me semble qu'une atmosphère magique plane en ce lieu... Que dois-je chercher? Parle moi!!

Elle entendit alors de nouveau les aboiements des "limiers de la mort" et dans un soupire, se trouvant mal, laissa son corps retomber en arrière sur le lit. Les yeux fermés, une main se posant sur son médaillon, elle souffla :

- Aide moi... à comprendre...



Kaphrê

- Iaorana, les temps ne se sont pas encore venus, tu dois repartir car tu n'es pas préparée à évoluer entre les mondes pour passer d'un plan de réalité à un autre, le médaillon n'est qu'une clé, le pouvoir est en toi apprends à le maitriser. Rejoins les tiens, retourne dans ton monde Ioarana, dans ton espace-temps, tu es maitresse d'un des six éléments, trouve les maîtres des 5 autres et joins toi à eux. Ce sera ton premier pas vers la connaissance, un début de réponse à tes questions. Maintenant vas Iaorana !

La pièce et son mobilier commença à s'estomper, seule la forme humaine translucide qui était apparue à côté de la jeune femme persistait, quand la pièce eut fini de disparaitre la forme se dissipa lentement, seul ne subsista bientôt que le corps de la jeunne femme flottant dans le néant.


Auberge du cheval boiteux

Informatix

Informatix se retourna quand Ahyana prit machinalement le verre qu’il lui tendait. Et bien, ce n’est pas ce soir qu’il aurait des réponses avec elle. Tout le monde semblait avoir des problèmes. Ce mystérieux inconnu avait réussi troubler ce beau peuple, et seulement avec un foutu sac. Qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour n’être jamais être entré dans cette auberge. Et surtout, pourquoi était-il venu dans ce trou paumé ? Il n’arrivait même plus à se souvenir de la raison. Une force invisible peut-être ? En tout cas, il valait mieux qu’il parte maintenant. Waylander et Ahyana était en train d’aider Dame Iaorana, chacun à sa façon. Et il n’y avait rien qu’il puisse faire de plus pour elle. Il se leva donc, prit son manteau et se dirigea vers la sortie. C’est à ce moment qu’entra une nouvelle inconnue avec sa panthère. Cette soirée n’aurait donc jamais de fin ? Nuit voulait-elle qu’il reste en lui envoyant son animal totem ? Qu’avait donc ce lieu de si particulier ? Et toutes les personnes présentes ici avait-elle un lien entre elles ? Une destinée commune ? Que de questions, et toujours pas de réponses. Etre dans le flou n’était vraiment pas son habitude, et il n’aimait pas ça.
Il revint cependant à sa table. Était-ce de son propre chef ou Nuit le guidait-elle ? Il s’assit et observa la nouvelle venue ? Mais son regard se tourna vers la panthère. Leurs yeux se croisèrent, et une communication invisible se déroula. Informatix comprit alors ce qu’il devait faire. Il se leva une fois de plus, et se dirigea vers cette femme et son compagnon. Arrivait à leur niveau, il s’accroupit et commença à caresser la panthère, leurs yeux de nouveau en contact.

- Quel bel animal ! Comment s’appelle-t-il ? demanda-t-il à sa maitresse ?



Mangaria

- Manga un homme approche murmura Kamatsu à sa compagne, mais ne craint rien, il ne nous veut pas de mal bien au contraire...

Mangaria releva la tête et regarda l'inconnu s'approcher de sa table, s'accroupir pour caresser la tête de Kamatsu et s'adresser à elle pour lui demander son nom.

- Il s'appelle Kamatsu monseigneur et il a l'air de vous apprécier
lui répondit-elle.

Kamatsu commença à ronronner de plaisir ce qui fit rire Mangaria. Mais se rappelant pourquoi elle était ici, elle soupira et baissa de nouveau la tête.
Kamatsu en entendant sa compagne cessa de ronronner et frotta sa tête, inquiet, contre la cuisse de la guérisseuse.
Elle le regarda et esquissa un sourire pour le rassurer. Kamatsu satisfait se retourna et tapota la main de l'inconnu mendiant de nouvelles caresses.


Informatix

- Et bien dans ce cas, bien le bonjour Kamatsu, dit-il en continuant à le caresser.

Puis il aperçut la scène entre la bête et sa maitresse : ce n'étaient pas des personnes ordinaires, les yeux de la bête brillaient d'une intelligence rare, et elle  réagissait au sentiment humains. Une personne de plus qui semblait avoir des soucis. Quelle soirée ! Il devait en apprendre plus sur ces deux êtres. Kamatsu lui tapotant doucement la main, il recommença à le caresser, et descendit vers le poitrail de l'animal. Celui-ci semblait réellement apprécié les caresses.

- Mais j'en oublie mes bonnes manières, dit-il en se tournant vers la femme, je me nomme Informatix, seigneur de passage. Et comment puis-je vous appeler ô maitresse de Kamatsu ?


Mangaria

Mangaria réfléchit... pouvait-elle lui dire la vérité? Kamatsu avait dit qu'il ne leur voulait pas de mal et il se trompait rarement...

- Je m'appelle Mangaria, je suis de passage également. Je voyage pour étendre mes connaissances magiques et médicales.

L'aubergiste revint et posa un bol de lait et un morceau de viande par terre et une tasse d'eau chaude avec du pain et du miel devant la jeune femme puis repartit derrière son comptoir.
Kamatsu rassasié de caresses alla laper un peu de lait et manger son bout de viande.

- Et vous, si cela n'est pas indiscret, que venez vous faire par ici? lui demanda t-elle en mettant une pincée d'herbes dans sa tasse.


Informatix

Mais quelle bonne question que voila se dit-il, mais il ne pouvait pas tromper Kamatsu. Mais que répondre à une question ou lui même ne connaissait pas la réponse ? Il se releva.

- Je dois avouer que je ne sais pas trop. Je me rendais chez moi, et me voici dans cette cité, qui n'est même pas sur ma route d'ailleurs. Le destin aura certainement guidé mes pas jusqu'ici. Mais vu les événements de la soirée,je ne sais pas si cela est de bonne ou de mauvaise augure. En tant que magicienne / guérisseuse, vous serez certainement plus aptes à connaître ce genre de chose occulte. A moins que vous ne croyez qu'en vous et votre compagnon. Mais puis je m'asseoir à vos côtés à tout les deux ?


Mangaria

- Oui vous pouvez vous joindre à nous si vous le souhaitez répondit Mangaria en souriant.
Quand aux sciences occultes, je ne suis encore qu'une débutante à mon humble avis. Cependant je pense que vous n'êtes pas ici par hasard ce soir. Un dieu ou une déesse vous aura certainement influencé afin que vous trouviez quelque chose ou quelqu'un... moi même je vénère plusieurs dieux et déesses et ils me guident souvent dans mes choix et décisions.

La jeune femme regarda pensivement le seigneur en se demandant si cette rencontre était plus que le fruit du hasard. Peut être pourrait-il l'aider dans ses recherches...
Kamatsu qui avait fini son bout de viande vient mendier de nouvelles caresses à sa compagne et recommença à ronronner la tête sur ses cuisses.

- Et bien mon beau, tu es en manque d'affection ce soir? murmura t-elle à l'oreille du félin.

Pour toute réponse, ce dernier lui lécha la joue. Mangaria rie et l'embrassa sur la tête.


Informatix

Sur autorisation de Mangaria, Informatix s’assit à la table et appela la serveuse.

- Remettez moi une cervoise je vous prie.

Puis, se tournant vers son hôte :

- Merci de m’accueillir à votre table. Voyant l’affection entre l’animal et sa maitresse, il ne put s’empêcher d’ajouter : J’ai l’impression que Kamatsu est plus qu’un animal de compagnie, voir même un ami pour vous. J’ai déjà vu des animaux et des humains s’entendre à merveille, mais jamais avec une telle complicité. Vous avez du connaître de nombreuses aventures, je me trompe ?

La cervoise arrivant, il paya la serveuse et leva sa chope.

- A votre santé à tout les deux. Que votre vie soit longue et prospère.

Puis il bu une lampée.



Waylander

Waylander tenant toujours la dame contre lui. Sentait la vie renaitre en elle malgré l'agitation qui secoue son sommeil... Il leva les yeux vers Hayana.

- Ma dame pensez vous qu'elle va mieux ?? Est-elle hors de danger ?

Waylander avait remarqué l'entrée de la jeune femme et de son fauve. Dans sa position avec une femme nue dans ses bras, une femme qui s'amuse de voir une tête coupé dans un sac, un seigneur de guerre et une jeune femme qui semble avoir pour compagnie un fauve Waylander se fendit d'un sourire et s'adressant à Ahyana:


- Dame quelle bien  curieuse assemblée que voilà ... Et vu le trou perdu ou nous nous trouvons ne trouvez vous pas tout cela bizarre ? Je crois que le destin nous joue encore un tour ...


Ahyana

Ahyana s'arrêta pour répondre à Wylander

- la respiration est régulière, elle semble reprendre des couleurs . . . elle vivra . . . je pense.

Elle suivi le regard de l'homme en direction du reste de l'assemblée et sembla soudain plongée dans une profonde réflexion

- Le destin ? . . . peut être !? . . . J'ai une étrange impression . . comme de déjà-vu . . . non pas de déjà-vu, c'est . . . autre chose . . . j'ai . . .
j'ai . . . lu cette scène ! . . . c'est cela . . . je l'ai lu dans le grimoire de . . .

Ahyana reprit sa marche vers la cuisine en secouant la tête et en marmonnant en une langue qu'elle n'avait plus parlée depuis longtemps.

Dans la cuisine elle n'adressa la parole à personne, elle prit simplement un tranchoir, le montra au cuisinier puis en lui faisant voir la tête qu'elle tenait par les cheveux, avec un simple signe lui demanda la permission de l'emprunter, celui-ci lui répondit de la même manière, indifférent car habitué des excentricités parfois macabres de Ahyana.

Elle sortie dans l'arrière cour en ayant pris soin de prendre une lampe à huile allumée au passage. C'est sur le billot sous l'appentis où l'on fendait le bois qu'elle posa la tête coupée et le tranchoir, puis elle suspendit la lampe au crochet qui descendait du plafond, elle alla ensuite au puits où elle puisa un grand seau d'eau qu'elle déposa près du billot, après avoir déposer délicatement son manteau sur le tas de bûches, elle entreprit consciencieusement de découper la tête.
Avant d'extraire ce qui restait des yeux, elle en retira ce qui ressemblait à des clous, mais des clous en argent dont les têtes étaient serties d'un saphir. La tige n'était pas parfaitement cylindrique , un méplat du côté de la pointe sur lequel était posé une forme géométrique complexe, différente pour chacun des deux, occupait le tiers de la longueur.

- Mais . . . ce sont des clés !

Ahyana plongea la main qui tenait les deux objets dans le seau pour débarrasser ceux-ci du corps vitré qui les souillait, ceci fait les énigmatiques clés rejoignirent la bague d'orichalque dans son escarcelle.

Elle poursuivit son ouvrage, nettoyant systématiquement le sang et la la peau calcinés qui adhéraient aux morceaux de métal qu'elle extrayait, c'est ainsi qu'elle trouva un cristal d'un joli bleu iridescent, taillé en double pyramide inversée à section octogonale d'un pouce et demi de long.
Le cristal semblait animé d'une vie intérieure source de son goniochromisme. Il rejoignit la bague et les clés.

Elle nettoya le tranchoir dans le seau puis jeta l'eau. Elle remplit à nouveau ce dernier d'eau propre, se lava les mains, les sécha sommairement en les secouant, et c'est son manteau sur le bras qu'elle entra dans la cuisine où elle remit là elle l'avait pris le couperet sous l'œil inquisiteur du cuisinier et de ses aides.

Elle se composa une expression de détachement insouciant, et entra dans la grande salle.


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MessagePosté le: Jeu 6 Mai 2010 - 02:29    Sujet du message: Publicité

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